T’as ta grotte?
La révolution industrielle du XIXème siècle va profondément transformer le Périgord et la Dordogne. Le passage d’une société agraire à une société industrielle y sera difficile. Peu avant la guerre de 1870, l’heure est à la récession et au chômage.
L’importante forge du Rouvelet, sur la Beune juste avant son confluent avec la Vézère, existe depuis le Moyen-Âge. Elle permet à de nombreuses familles du village de Tayac[1] de subsister.
[1] Le village ne prendra le nom de « Les Eyzies de Tayac » qu’au début du XXème siècle, en 1905.
Comme la plupart des forges périgourdines, elle produit de la fonte, utilisée parfois pour fabriquer cloches, canons et boulets, mais surtout quincaillerie et pots. La transformation en fer puddlé n’y est arrivée que tardivement à l’initiative des derniers propriétaires, la famille Festugière.
Le minerai n’est pas produit sur place, les hauts fourneaux sont chauffés au bois, abondant dans la région. Dès les années 1850, la forge connait de grosses difficultés économiques et ferme au début des années 1860.
La carrière de kaolin au lieu-dit Pagenal n’est découverte que vers 1866 par François Édouard Mercier-Pageyral, ancien élève de l’École polytechnique (voire l’article consacré aux maires de Tayac). Sa mise en exploitation, et surtout la vente de sa production aux porcelainiers limougeauds, est lente et difficile, et s’étale sur une vingtaine d’années.L’archéologie préhistorique, qui fera connaître le bourg et la vallée de la Vézère, n’est que balbutiante et seuls quelques excursionnistes archéologues viennent sur les bords de la Vézère.
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